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Best of 2021 #26 – L’invincible Italie remporte l’Euro 2020

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Best of 2021 #26 – L’invincible Italie remporte l’Euro 2020

2021 approche de la fin. Avant de lui dire définitivement au revoir, Flashsports vous propose son Best of de l’année. Durant tout le mois de décembre, les 31 meilleurs moments de 2021 vous seront remémorés. Après la saison très compliquée de Naomi Osaka, regard sur la victoire de l’Italie à l’Euro 2020.

La Squadra Azzurra impériale en poule

En arrivant à l’Euro, l’Italie est très confiante et se place parmi les favorites. En effet, les hommes de Mancini sont sur 23 matchs sans défaite de suite et ne sont pas prêts de s’arrêter là. Lors de la phase de groupe, la Squadra Azzurra est trop solide. Le football est beau dans tous les compartiments du jeu. De jeunes joueurs profitent de cette exposition pour se faire repérer. C’est le cas de Leonardo Spinazzola ou Manuel Locatelli qui ont été radieux durant toute la compétition. L’Italie fait un 3/3 en poules et avec la manière. La Turquie et la Suisse s’inclinent 3-0 sans contestation et les pays de Galles perdent sur la plus petite des marques contre une équipe remaniée en face. Les Italiens sont en sur-confiance et conquièrent tous les amoureux du football tant leur jeu illumine un Euro bien terne pour le moment.

Le début d’un chemin périlleux

En huitièmes de finale, l’Italie affronte l’Autriche. Une opposition plutôt simple sur le papier. Néanmoins, dans ce genre de tournoi, aucun match ne l’est. L’Autriche tient bon notamment en défense et cause énormément de problèmes à une Italie stérile. Les joueurs de Franco Foda provoquent même un mini séisme en ouvrant le score à l’heure de jeu. Cependant, la VAR indique une position de hors-jeu pour une pointure de chaussure. Au bout de 90 minutes, les deux équipes restent sur un score vierge très étonnant.

En prolongation, le jeu s’accélère ou plutôt les organismes commencent à fatiguer et les défenses se brisent. Comme le montre l’ouverture du score par Chiesa, laissé seul au second poteau. L’attaquant de la Juventus n’a plus qu’à ajuster Bachmann et le tour est joué. Le deuxième aussi est dû à une baisse d’intention défensive. Dans un cafouillage, trois défenseurs autrichiens, ne parviennent pas à dégager et permettent à Pessina de faire le break. Malgré tout, l’Autriche n’abdique pas et sollicite Donnarumma. Le portier italien sort un arrêt de grande classe avant de céder sur corner à la 113e. Heureusement, l’Italie reste sérieuse et se qualifie dans la douleur en quart de finale.

Nouvelle frayeur face aux Diables Rouges

Au prochain tour, ils retrouvent la Belgique, outsider perpétuel de ce genre de compétition avec une génération dorée. Le début de match est compliqué pour les hommes de Mancini. Kevin de Bruyne monopolise le ballon au milieu et cause de nombreux dégâts à ses adversaires. Plusieurs fois, Donnarumma sauve les siens in extrémis. Toutefois, le football est un sport imparfait et c’est bel et bien l’Italie qui débloque son compteur en premier. Un but signé Nicolo Barella tout en puissance. Dix minutes plus tard, Lorenzo Insigne suit avec un fantastique numéro enchaîné avec une lourde frappe des 20m. Un nouveau coup de fusil qui transperce Courtois. Heureusement pour l’intérêt de la rencontre, la Belgique obtient un penalty logique transformé par Romelu Lukaku.

En seconde période, les deux équipes s’échangent quelques occasions très dangereuses. La Belgique a touché le poteau, raté des actions devant un but quasiment vide et n’a tout simplement pas réussi à rattraper son retard. Tout comme l’Italie qui n’a pas su faire le break pour se mettre à l’abri. Mais au moins l’essentiel est assurée et la Squadra Azzura file en demi-finale rejoindre l’Espagne.

Deux matchs sous haute tension

Le choc de style

Dans le choc méditerranéen entre l’Italie et l’Espagne, le jeu va à 10 000. Chaque contre-attaque peut être fatale et les gardiens doivent toujours être sur le qui-vive. La Roja est rajeunie mais pas pour autant moins forte. La fraîcheur apportée par Pedri ou Ferran Torres renoue avec le jeu traditionnel hispanique. Le match est dingue d’intensité. Les Italiens sont les premiers à trouver la faille à la 60e. Sur un nouveau contre, Federico Chiesa, auteur d’un grand Euro, voit sa frappe enveloppée terminer dans le petit filet d’Unai Simon. Un but de grande classe pour un joueur plein d’avenir. L’Espagne rétorque à la 80e grâce au décrochage de Morata dans l’axe. Le buteur remonte la balle, réalise un joli une deux avec Olmo et ajuste Donnarumma pour un but typiquement espagnol.

Les deux équipes ont besoin de 30 minutes supplémentaires. Néanmoins, elles ne donnent rien de plus, toujours 1-1. Le match se termine aux tirs au but. Locatelli et Olmo, premiers à s’élancer, ratent leurs tirs. Les buts s’accumulent jusqu’à arriver aux derniers tireurs. Alvaro Morata se présente. Le joueur de la Juventus se loupe complètement d’un tir mou. Il offre la balle de match à Jorginho, spécialiste en la matière. Évidemment, le milieu de Chelsea, rempli de sang-froid, qualifie son équipe pour la finale.

Une finale jusqu’au bout de la nuit

Pour le dernier match de la compétition, l’Italie se rend au mythique stade de Wembley pour affronter l’Angleterre. Les Three Lions qui ont enfin une opportunité de remporter un titre majeur après la Coupe du Monde en 1966. Le match démarre de la plus belle des manières pour ces derniers. Dès la 2e minute, Kane vient chercher le ballon très bas et lance Trippier à droite. Le bloc anglais monte d’un cran. Le latéral centre au second poteau pour son homologue à gauche. Luka Shaw reprend sans contrôle et assassine Donnarumma. Le stade explose et les anglais se déchaînent encore plus. Même le prince William et son fils George exultent.

L’Italie passe un peu à côté en première mi-temps. On ne retrouve plus le jeu qui a émerveillé toute l’Europe pendant un mois. La révolte est signée Leonardo Bonucci sur corner. Le défenseur récupère un ballon perdu dans le mètre pour redonner de l’espoir à tout un peuple.

Les grandes victoires s’écrivent dans de grands moments. Et un tel match ne pouvait se finir autrement que par une séance de tirs au but. Southgate prend le soin de faire entrer Marcus Rashford et Jadon Sancho avant la fin de la prolongation. Cette séance est à suspens. Beaucoup de joueurs ratent leurs chances. Andrea Belotti en premier, suivi des deux entrants anglais. Le spécialiste Jorginho a de nouveau une balle de match, mais bute sur Pickford et son poteau. Le tout jeune Saka a la balle d’égalisation. Seulement, le stress est trop grand. Donnarumma arrête son tir de manière autoritaire et finit son Euro de façon décisive.

L’Italie termine championne d’Europe pour la deuxième fois de son histoire après le sacre de 1968. Gianluigi Donnarumma est nommé joueur de la compétition. La Nazionale élève son nombre de matchs sans défaite à 30. Elle battra ce record plus tard dans l’année avec 37 rencontres. À cet instant l’Italie poursuit son été fou après la victoire à l’Eurovision, la finale de Berrettini à Wimbledon et des records à venir aux Jeux olympiques. L’Italie rayonne et donne de son soleil au monde entier.

Crédit photo : Getty Images

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